Des initiatives inspirantes, par des personnes mûres

Une grande proportion des personnes âgées sont confinées, et pourtant toujours très actives. Présâges a créé le #MuresEtInspirantes pour susciter dans les réseaux sociaux le partage des initiatives de ces personnes qui s’activent et continuent à faire partie de la solution.

Les participants et les participantes de Mûr.e pour entreprendre nous démontrent la volonté d’agir de ceux et celles qui avancent en âge. Ils sont une grande source d’inspiration et nous espérons qu’en vous partageant leurs initiatives, vous aurez envie, comme nous, de mettre en valeur ces personnes #MuresEtInspirantes qui continuent d’entreprendre et de transformer notre société jour après jour.

Il suffit d’ajouter #MuresEtInspirantes à la fin de la publication d’une initiative sur vos réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram, etc.).

La diffusion du bandeau est également permise. Cliquez ici pour le télécharger.

 

 

Rencontres avec des personnes mûres et inspirantes

Invitation au dépassement, de sa pratique, d’elle-même

Nicole a 65 ans. Toute sa vie elle a été en relation d’aide ou en soutien aux autres. D’abord avec des membres de sa famille, puis elle a choisi la massothérapie comme métier, ou plutôt comme vocation. Oui, oui! Pour Nicole, son métier lui permet d’apporter un peu plus de paix dans le monde, un massage à la fois. C’est sa motivation profonde, le sens premier de sa vie. Après 17 ans à parfaire son art, elle jongle maintenant avec les techniques pour créer la recette unique qui correspond aux besoins de la personne qui s’en remet à ses mains fermes et bienfaisantes.

La massothérapie rejoint des gens de tous horizons, dont des proches aidants. Ces personnes dédiées, qui font trop souvent passer l’autre avant elles, qui courent après le temps et qui s’oublient, Nicole les connait bien puisqu’elle a elle-même été proche aidante. Elle en est venue naturellement à adapter ses services à leur réalité : par la flexibilité des horaires ou par des massages à domicile. L’arrivée du confinement a mis fin à ses activités de massothérapie, mais pas à la volonté de Nicole de soutenir les proches-aidants.

« Atteindre 65 ans donne des ailes! » nous dit Nicole, à qui cet anniversaire a insufflé une sorte de sentiment d’accomplissement et de confiance en soi qu’elle s’approprie un peu plus chaque jour! De nature discrète, elle se découvre une volonté d’oser qui la surprend et lui donne de l’aplomb. Sa participation au programme Mûr.e pour entreprendre et la pandémie auront eu l’effet d’un catalyseur : dépasser ses réserves en s’appuyant sur son expertise pour créer des capsules vidéo afin de dispenser les bienfaits de la massothérapie à ses clients confinés et garder contact… sans contact! L’idée semble simple, mais quand on est habitué à travailler dans la pénombre, presque en silence, avec une clientèle qui a les yeux fermés 95% du temps qu’elle passe avec vous… s’exhiber devant une caméra n’est pas si facile! Après quelques essais inconfortables, les tensions ont fini par se dissiper et Nicole est arrivée à réaliser avec fluidité de courtes vidéos d’automassage stimulant la sécrétion d’ocytocine, cette hormone du lien social qui nous fait si cruellement défaut par les temps qui courent! Maintenant que la glace est brisée, d’autres ateliers d’automassage suivront.

Les semaines de confinement auront donné à Nicole le temps de développer des outils et des techniques d’automassage qui, en temps de confinement, permettent de s’éclaircir les idées, de se recentrer et de renforcer son système immunitaire. 

Des idées #MuresEtInspirantes! Pour accéder aux vidéos d’automassage suivez ce lien : automassagenicolecouture 
#MuresEtInspirantes

De « Kid Kodak » à Kit créatif

Danielle n’avait jamais touché à l’art. Puis, lors d’un séjour d’un an dans un pays étranger, un cours de photo virtuel a ouvert son œil et l’a amenée à voir ce qui l’entoure autrement. Mari au travail et enfant à l’école, dans un pays dont elle ne connaît pas la langue et où elle ne connaissait personne… c’est le langage universel de l’art qui a comblé sa solitude, qui l’a accompagnée en nature, qui l’a menée dans les musées et qui fut son premier pas vers le projet qu’elle développe aujourd’hui avec le programme Mûr.e pour entreprendre.

Évidemment, l’art s’est ramené dans ses bagages! À son retour au Québec, Danielle s’est impliquée auprès d’une coopérative communautaire en art qui offrait des activités libres aux gens du quartier. Ce qu’elle y a découvert représente le deuxième pas majeur vers la création de son projet : l’ouverture, le non jugement, l’accueil, la possibilité pour tous de faire de l’art, le bonheur de créer, les complicités autour de l’art… mais surtout, ce qui l’a éblouie, c’est combien le résultat est secondaire… combien c’est le processus qui importe! Prendre un médium, choisir les couleurs, agencer les formes, étudier les angles, se laisser porter par la spontanéité, livrer son âme avec des bouts de ficelle, des crayons feutres et des morceaux de tissus colorés. Maître de son geste, maître de ses choix, maître de soi!

L’esprit entrepreneur de Danielle flirtait avec l’idée de démocratiser les joies de la pratique artistique auprès de clientèles qui n’y ont pas accès. Elle a expérimenté dans un CHSLD et a constaté combien l’art peut éveiller les consciences endormies et permettre à des gens dont les activités sont limitées de réaliser quelque chose à partir de rien, de construire selon leur propre idée… bref, de vivre la réussite à nouveau! Malgré que des troubles cognitifs empêchent de reconnaître ses proches, la preuve a été faite qu’une personne sera toujours capable de jouer avec l’art, cette « autre » façon de communiquer.

En ces temps de confinement, communiquer prend une toute nouvelle importance. Alors que les bienfaits de la coop d’art sont en « isolement », Danielle, qui y est toujours engagée, se demande les impacts que cela aura sur la clientèle… Comment vivent-ils la distanciation? Comment leur faire savoir qu’on pense à eux malgré la distance? Comment leur apporter les bienfaits de la création artistique? … Et si des « Kits créatifs » leur étaient livrés chez eux? Et si le CIUSSS du coin participait au projet? En cognant aux bonnes portes, en partageant sa vision, en sondant l’expertise de son réseau, en croyant en elle-même et en son intuition, Danielle a su voir en la pandémie une opportunité à saisir pour le bénéfice du bien commun.

Bientôt, 3000 kits créatifs seront distribués auprès de personnes isolées, qui pourront transformer ce temps de confinement imposé en immersion créative. Le rêve de Danielle est que leurs créations forment une œuvre collective qui serait exposée cet automne. Qui sait quels autres impacts ces kits auront sur la communauté…

Si l’idée des kits créatifs vous inspire et que vous aimeriez en discuter avec Danielle, communiquez avec nous à cette adresse info@presages.org et nous lui transmettrons vos coordonnées.
#MuresEtInspirantes 

Marie en mouvement

Il y a une expression anglaise qui dit Walk to the beat of my own drum, « Marcher au rythme de mon propre tambour ». Ces quelques mots décrivent bien Marie, 62 ans : enseignante, formation en éducation kinesthésique, passionnée par le mouvement. C’est au son de son propre tambour qu’elle a développé sa pratique et accompagne des personnes de tout âge dans l’utilisation du mouvement pour soutenir l’apprentissage, reprogrammer l’esprit et clarifier l’intention pour ancrer l’attention. La façon de bouger et les émotions sont intimement liés. Lorsque notre esprit s’agite, notre corps traduit cette agitation de façon plus ou moins perceptible. Au-delà des mots que nous utilisons, plus de la moitié de la compréhension des messages que nous communiquons passe par nos gestes, notre posture et le ton de notre voix.

Pour Marie le mouvement représente la clé pour se recentrer, voire se reprogrammer. Si les émotions influencent notre façon de bouger, pourquoi ne pas utiliser le mouvement pour réguler nos émotions et atteindre un bel équilibre. Au fil de ses apprentissages Marie s’est familiarisée avec l’éducation kinesthésique, un processus utilisant une série de mouvements spécifiques pour équilibrer et coordonner le corps, le cœur et le mental afin de faciliter la concentration et favoriser l’apprentissage et le bien-être. À l’origine, les mouvements de BRAIN GYM® étaient destinés à des enfants en difficultés de lecture. Des recherches récentes démontrent que bouger facilite l’apprentissage et nous maintient alerte tout au long de notre vie. Marie enseigne aussi la DANSE GROOVE™, une forme de danse en groupe où chacun garde son authenticité et respecte son amplitude de mouvement! C’est une invitation à libérer son corps, à lâcher prise et à reconnecter avec soi et les autres.

Pour les personnes qui avancent en âge, ces techniques se révèlent inestimables pour booster sa confiance en soi et maintenir son autonomie et sa vivacité. Dans le cadre du programme Mûr.e pour entreprendre, Marie souhaite introduire cette activité dans les résidences pour aîné.e.s.

Marie demeure curieuse des effets bénéfiques du mouvement et de tout outil qui peut permettre de se recentrer et de garder son équilibre quand les événements bousculent le mental. Quand la Covid est venue chambouler nos vies, Marie, ne pouvant plus pratiquer auprès de sa clientèle, a pensé créer des capsules web pour soutenir les gens qui travaillent à partir de la maison et qui ont besoin d’outils pratiques pour structurer le quotidien et garder le cap malgré tout ce qui mine la concentration. Kanban et Pomodoro, ça vous dit quelque chose? L’un met de l’ordre dans les tâches à faire, l’autre dans la gestion du temps pour les faire!

Ça pique votre curiosité? Voici les liens pour visionner les capsules web de Marie:

Si vous êtes intéressé à en savoir plus, communiquez directement avec Marie à cette adresse : marie@apprendreplus.ca
Marie n’offre pas de Danse Groove virtuelle pour le moment, mais vous pouvez suivre des activités de Groove sur Groove Québec.
#MuresEtInspirantes 

Semer une idée, faire germer les liens, récolter l’espoir

Jardiner c’est préserver son équilibre corps-cœur-âme
Ayant semé légumes et fleurs en abondance, Claude Duchemin a réalisé qu’il en avait trop! Des ami(e)s du programme Mûr.e pour entreprendre lui ont suggéré de partager le bonheur de jardiner en offrant gratuitement à des personnes isolées des jardinets à dorloter, pour les garder connectées à la vie active et contrer les effets de l’isolement! Une idée bienveillante qui, en ces temps de pandémie, est devenue un projet porteur d’espoir et de solidarité.

Le projet Jardinets solidaires a grandi. L’idée a fait son chemin et la demande a été presque du double, passant de 100 jardinets offerts à 178!

Pour visiter le site, cliquez ici.

Ces jardinets seront livrés sur les galeries et balcons, dans toutes les municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut et au Quartier des Générations (Montréal) dans le respect des consignes de sécurité.

#MuresETInspirantes

Vieillir chez moi, c’est gagnant !

Pauline Gervais et Irène Désilets, deux amies et anciennes collègues de travail du temps où les établissements du réseau de la santé étaient situés dans les communautés qu’ils desservaient. Ces derniers relevaient alors chacun d’un conseil d’administration autonome dont les membres représentaient des organismes du milieu et les différentes clientèles à rejoindre. Elles ont travaillé toutes deux à l’organisation des services aux personnes en perte d’autonomie, et dans le cas de Pauline, à l’élaboration du projet d’assurance autonomie.

Aujourd’hui, elles se désolent de constater le dysfonctionnement de notre système de santé, en particulier dans les services aux personnes âgées, dysfonctionnement que la pandémie en cours met en lumière jour après jour. Puisqu’elles sont entrées de plain-pied dans la catégorie d’âge des 65 ans et plus, elles lancent ce cri du cœur : S’il vous plaît, permettez-nous de vieillir chez nous, dans notre communauté !

Les raisons de vouloir vieillir chez soi sont nombreuses et bien documentées. Ce désir s’est accentué depuis que la pandémie de la Covid 19 a révélé au grand jour les problèmes vécus dans les CHSLD.

  • On se sent plus en sécurité dans sa maison entourés des membres et des services de sa communauté. Il est par ailleurs plus facile pour les familles de se réunir autour d’un repas ou d’une fête dans un domicile.

  • En regard de la sécurité, on réalise que les personnes âgées à domicile ont été relativement épargnées par la pandémie. Elles représenteraient moins de 10 % des personnes âgées décédées. [1]

  • La vie autonome ou semi-autonome à domicile avec des services de soutien retarde l’aggravation de la perte d’autonomie. C’est du moins ce que nous avons pu observer durant nos années de pratique.

  • Des services à domicile, même de faible intensité, diminuent la pression sur le système de santé avec un recours moins élevé aux urgences et une moins grande utilisation des lits d’hôpitaux (Zubieta, L. et Cool). [2]

  • Il en coûte moins cher à l’État de soutenir une personne à domicile que dans un CHSLD soit 30 000 $ contre 80 000 $ (Francis Vailles, La Presse, 18 avril 2020). C’est sans compter l’implication des proches qui peut également faire une différence dans les coûts.

Pour en connaître plus, cliquez ici. 

#MuresEtInspirantes